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«Fingerwägg» – Pour que la violence n’ait aucune chance

L’association Patouch s’engage depuis une vingtaine d’années en Suisse romande pour la prévention de la violence. Aujourd’hui, l’association veut également s’implanter dans le Haut-Valais et en Suisse alémanique. Un article de Nathalie Benelli, rédactrice en chef du Walliser Bote.
> L’émission radio à écouter sous forme de podcast (en allemand).
> Le lien pour l’article à lire en ligne (payant).
> Traduction en français ci-dessous.

La police cantonale valaisanne enregistre chaque année plus de 200 mineurs victimes de violence. Mais ce n’est que la pointe de l’iceberg. Les spécialistes estiment que seuls dix pour cent des actes de violence commis sur des mineurs font l’objet d’un dossier. Cela représente chaque année 2000 mineurs victimes de toute forme de violence en Valais, plus de 14 000 en Suisse romande et environ 36 000 enfants et adolescents dans toute la Suisse.

L’association «Patouch» s’est donné pour mission de lutter contre les abus sexuels et la violence physique et psychique envers les enfants et les jeunes. De nombreux jeunes sont victimes ou auteurs d’agressions ou d’abus. Souvent, ils ne disposent pas des outils nécessaires pour faire face de manière adéquate à ces menaces. Ce constat a été fait par Bernard Jaquet dans le cadre de son ancienne activité professionnelle d’inspecteur de la police judiciaire. Le Valaisan a créé l’association «Patouch» en 2000, qui a été officiellement fondée en 2004.

Les formations que «Patouch» propose pour sensibiliser les enfants et les jeunes à la violence se basent sur les recommandations scientifiques de l’Office fédéral des assurances sociales, sur l’expérience personnelle de Bernard Jaquet et sur des témoignages de victimes et de professionnels de la sécurité. Aujourd’hui, cette organisation à but non lucratif est reconnue d’utilité publique. Depuis 2021, «Patouch» est membre du Réseau suisse des droits de l’enfant. Jusqu’à présent, «Patouch» était surtout active au début dans le Bas-Valais, mais aujourd’hui aussi dans une grande partie de la Suisse romande. Maintenant, l’association fait ses premiers pas dans le Haut-Valais et en Suisse alémanique sous le nom de «Fingerwägg».

Les enfants apprennent à réagir à la violence

Dans le Bas-Valais, l’association «Patouch» a déjà accumulé de nombreuses expériences. Désormais, des cours sont également proposés dans le Haut-Valais.

Fabienne Schnyder est responsable de la région germanophone. Elle explique : « Nous avons «reçu un mandat du canton pour dispenser des cours de prévention de la violence dans les cours de base Jeunesse + Sport.» Les futurs moniteurs de cours doivent ainsi prendre conscience de leur rôle de protecteur et apprendre à reconnaître les prémices de la violence et à s’engager pour la combattre.

Des cours sont également proposés pour apprendre aux enfants à se défendre contre la violence. «Dans le Bas-Valais, ces cours sont déjà établis dans les écoles. Dans le Haut-Valais, ils sont en cours de développement», explique Fabienne Schnyder. Si une école souhaite réserver un tel cours dans un avenir proche, «Fingerwägg» peut le proposer. Mais pour répondre à un plus grand nombre de demandes, il faudrait d’abord trouver les moyens financiers nécessaires pour former d’autres responsables de cours. Mais nous voulons être prêts pour la rentrée scolaire de l’automne 2022.

Le Service de l’enseignement reconnaît les programmes de prévention de «Patouch». Mais pour l’instant, les cours dans les écoles sont encore à la charge des communes ou des écoles. «Nous avons mis en place un comité de soutien qui participe financièrement aux frais ou les prend entièrement en charge», explique Fabienne Schnyder. Car il ne faudrait pas que des enfants et des adolescents ne puissent pas participer aux cours de prévention de la violence par manque de moyens financiers. L’association dépend des dons et espère également obtenir encore un soutien financier du canton. Fabienne Schnyder ne doute pas que ces investissements en vaudraient la peine : «Une évaluation scientifique des «cours Patouch»» a attesté d’un effet d’apprentissage durable ; neuf enfants sur dix qui avaient participé au cours en amont ont réussi l’exercice pratique. En revanche, neuf sur dix qui n’avaient pas suivi le cours ont mal réagi dans une situation dangereuse. , explique Fabienne Schnyder. Les élèves acquièrent des connaissances théoriques et améliorent clairement leurs compétences pratiques en matière de gestion de la violence. «Ils se comportent ainsi plus attentivement dans les situations délicates et les gèrent avec plus de confiance en eux», explique Fabienne Schnyder.